dimanche 22 juin 2003

Le blog tranquille

Il ne se passe pas grand-chose ici...

Tiens, la liste des films que j'ai vu en DVD cette semaine:
Network
Chaos
Pumpkin
Tears of the Sun

Peut-être des commentaires plus tard...

vendredi 13 juin 2003

Des marmottes et des hommes

Dimanche aura lieu le Grand Prix de F1 de Montréal. À 15h00 aujourd'hui, au coin de Duluth et St-André, we could hear the fucking cars! L'île Notre-Dame est surtout, en dehors de la semaine du Grand Prix, le lieu de résidence naturelle de plusieurs dizaines de marmottes. Pour prévenir que les marmottes se fassent écraser par les F1, on les capture, on les transporte hors de l'île et on les «endort». Bon, bon, j'exagère. On s'interroge encore à savoir si on va les tuer. Mais quand même. Ça serait bien d'avoir le même choix quand vient le temps de «placer» notre vielle mère.

On trippe «budget»!
Il semble y avoir un certain accord chez les éditorialistes et les chroniqueurs de La Presse sur le budget qu'a déposé hier le ministre des finances, Yves Séguin. L'idéologie derrière ce budget est que l'économie devra fonctionner d'elle-même, que la dynamique du marché décidera où iront les investissements. Il semblerait que cette nouvelle philosophie de non-intervention gouvernementale affectera particulièrement les «régions», puisque les programmes provinciaux visant au développement régional sont à toutes fins utiles éliminés. Ce qu'a oublié le ministre des finances, c'est que pour laisser faire le marché, il faut qu'il y ait de l'argent dans le marché. On veut faire comme les Américains? Très bien. Est-ce que le gouvernement peut nous redonner notre argent maintenant?

Le plus drôle, c'est que deux jours avant le dépôt du budget, le premier ministre Jean Charest s'est indigné publiquement du fait que le centre d'appels d'une entreprise qui allait s'installer à Sherbrooke va plutôt aboutir au Nouveau-Brunswick. Ben, c'est ça, la loi du marché!

jeudi 12 juin 2003

Post-partum ou l'après-guerre irakien qui laisse des traces de break dans les culottes

À l'instar de la première guerre du Golf, les états-majors britannique et américain, avec le relais parfois trop enthousiaste des médias, nous ont présenté une guerre propre, propre, propre. En plus des armes de destruction massive qui demeurent, jusqu'à nouvel ordre, introuvables, on apprend maintenant que les militaires britanniques ont fait du copier-coller inspiré par les bévues des soldats américains durant les conflits armés des années 90. Les photos de «voyages» sur lesquelles on voit des prisonniers de guerre se faire maltraiter et se soumettre à des actes et jeux humiliants ne sont plus uniques aux G.I. et on comprend qu'il ne nous restera plus aucune illusion à propos de la nécessité de cette guerre quand on aura fini d'apprendre tout ce qui s'est passé en Irak au mois de mars et avril 2003.

Bien sûr, à partir du moment où on déclare cette guerre inutile, la question du démantèlement du régime de Saddam Hussein devient difficilement soluble. Peut-être pourrions-nous nous inspirer de l'exemple cubain: ce régime est à toutes fins utiles maintenu en place par les mesures restrictives d'échanges commerciaux et d'isolement diplomatique. Exactement le contraire des intentions de départ. Ainsi, au lieu d'isoler Cuba économiquement et diplomatiquement depuis les années 60, on peut se laisser aller à croire que des échanges commerciaux normaux et des efforts diplomatiques soutenus seraient venus à bout du régime de Fidel Castro, si telle était vraiment notre intention. (Faisons encore ici un brève référence à Nineteen Eighty-Four: de la nécessité d'avoir un ennemi pour justifier certaines politiques.)

De la même façon, on peut croire (naïvement?) que l'Irak aurait changé graduellement si ce pays n'avait pas été complètement isolé à suite de la première guerre du Golfe. C'est un processus lent, qui prend des décennies, mais qui s'observe certainement avec la Chine et la Russie. Alors, pourquoi pas avec Cuba et l'Irak?

Pour terminer, je reviens sur les bévues des soldats britanniques, bévues qui seront peut-être, après enquête, des crimes de guerre. Si ma mémoire ne me fait pas défaut, dans le film de Brian de Palma, Casualties of War, le soldat joué par Michael J. Fox indique clairement au soldat joué par Sean Penn que les circonstances exceptionnelles de la guerre, du champ de bataille, commandent aux soldats un comportement moral au-dessus de tout soupçons. Si on peut déplorer l'omniprésence et le caractère apologétique des médias dans les activités de guerre américaines, à terme, cette omniprésence nous permet de mettre au jour les écarts de conduite des protagonistes, et jusqu'au plus petit d'entre eux. Saurons-nous seulement un jour tout ce que le gouvernement russe a fait en Tchétchénie? À l'avenir, l'album de photos de voyages des soldats deviendra de plus en plus petit...

Pour ce qui est de Casualties of War, je paraphrase François Truffault qui disait que le fait de filmer et montrer des actes, même les plus vils, opérait une sorte de beautification de l'acte: le propos du film de Palma est donc malheureusement perdu dans le nombre grandissant de morts au fur et à mesure que le film avance. Les films de guerre ne doivent donc jamais partir avec l'intention de dénoncer la guerre, mais tout au plus de la raconter, de la montrer. Au sortir de Saving Private Ryan, les adolescents en mal d'héroïsme iront s'enrôler et les pacifistes seront confortés dans leurs opinions.

À la rigueur, les films de guerre moralement ambigus, comme Apocalypse Now, ne permettront pas à l'oncle Sam et la reine Elizabeth d'augmenter le nombre de pauvres malheureux qui sont prêts à mourir en leurs noms.

mardi 10 juin 2003

Lichage

Je cherche encore le nom de l'acteur américain que j'ai vu hier. Rien dans IMDB: no headshot...

lundi 9 juin 2003

Le show de sexe du Cirque du soleil. What's the big deal?

Après la présentation d'un court extrait dudit show la semaine passée à la presse, tout le monde (lire journalistes et chroniqueurs) en parlait avec étonnement et parfois même dégoût et mépris. C'était les exclamations de Simon Durivage à la radio qui m'ont alerté sur l'indignation des médias.

Aujourd'hui, c'est Nathalie Petrowski dans La Presse qui en remet. J'ai vu moi aussi les extraits à la télévision et la seule question de vieux mononcle cochon qui m'est passée par la tête c'est: «Elles vont-tu êtres tout nues?». Je le souhaite.

Site-seeing de vedettes
Bon, je suis à la Brûlerie St-Denis au coin de Duluth et je pense que je viens de voir un acteur américain dont je ne me souviens absolument pas du nom. Il joue des «méchants» dans les films. Il a joué dans Last Exit to Brooklyn. Dans un autre film (ou est-ce le même?)*, il avait les cheveux bleachés platine et il était un meurtrier en série je crois... Je ne suis pas en ligne en ce moment, je confirme le nom plus tard.

La semaine passée, au même endroit, c'était Marie-Josée Croze. Une semaine après sa victoire à Cannes, elle cultive toujours son image de «je-suis-simple-et-je-ne-joue-pas-la-game-de-la-célébrité». J'étais assis à une longueur de bras d'elle et à un certain moment, elle s'est levée et s'est penchée pour chercher des trucs dans son sac, tout en me présentant son postérieur. Eille! Marie-Josée! Le tournage des Invasions barbares, c'était l'automne dernier! Tu peux recommencer à manger! Son cul était microscopique, les cuisses décharnées. Le lendemain de Cannes, La Presse avait un spread de deux pages sur elle où il y avait une photo quasi-grandeur nature du moment où elle a reçu son Jutras pour Maelstrom. Sur la photo, elle est légèrement penchée par en avant, ce qui permet de faire des comparaisons avec la manière dont je l'ai vue dans la vraie vie. Elle était beaucoup mieux à l'époque: le visage sans joues creuses, les seins ronds, les fesses garnies.

Il y a un mois, au resto L'Avenue sur Mont-Royal, c'était la fille qui souffre si bien que ça en est érotique, j'ai nommé Karine Vanasse. Le serveur, affichant un sourire complice, m'a assis à côté de la table où Karine mangeait avec une copine. Je n'avais rien remarqué de la compagnie jusqu'à ce que je me demande si la fille à côté de moi était cute. Disons que le profil me disait quelque chose qui fut confirmée avec sa voix. Elle racontait à son amie que pour un certain film, ils avaient été obligés de lui padder les seins pour la rendre plus voluptueuse. Karine, tes yeux suffisent à nous séduire... «Grandes paupières mobiles.» C'est ce qu'on en commun Karine Vanasse et... Catherine Deneuve. Le cinéma aime les visages «structurés» pour les éclairages, mais aime aussi les yeux avec de grandes paupières mobiles pour le maquillage et les close-ups.

Même si je n'ai pas vu Un homme et son péché, je dis quand même ceci de Karine Vanasse et de Marie-Josée Croze: deux visages qui tolèrent très bien les gros plans.

*J'essaye de ne pas trop écrire dans le style de Sonia Sarfati: c'est-à-dire le style qui veut que l'on insère au moins une parenthèse par paragraphe. Yeark (caca).

Pubs du midi

Avez-vous vu la dernière pub de la Société d'assurance automobile du Québec (SAAQ) pour inciter les chauffeurs à respecter les limites de vitesse? Après des années à nous avoir montrer des corps qui passent à travers des pare-brises, la SAAQ a opté pour une finale où tout le monde est en vie. Un bon punch qui va avoir son effet, pour un temps...

Est-ce que c'est moi ou la pub de promotion de vacances estivales en Outaouais nous fait entendre une Luce Dufault avec un vibrato encore plus caricatural que d'habitude?

Les oiseaux

En passant, il est quatre heure moins vingt du matin, et il y a déjà des oiseaux qui chantent...

3 films pour 3 jours pour 5$

Je viens de terminer de regarder le film Made de Jon Favreau. Du même duo (Favreau & Vince Vaughn), j'avais vu une version «bilingue» de Swingers. À un visionnement de promotion de la version française, la 3e bobine était en version originale anglaise! Oups...

Club Vidéotron: 3 films pour 3 jours pour 5$. Pas pire. J'aime bien revoir en DVD des films que j'ai vu il y a longtemps.

Hier c'était Nineteen Eighty-Four. L'idée de l'utilisation de la guerre pour mieux contrôler le peuple me faisait étrangement penser à ce qui se passe aux États-Unis. Surtout le moment où on change d'ennemi comme on change de chemise. Hier c'était l'Irak, demain ce sera l'Iran.

L'actrice principale dans Nineteen Eighty-Four me plaît bien: Suzanna Hamilton. Je crois que j'aime bien les filles avec la lèvre supérieure qui laisse voir un peu les palettes. J'ai déjà été en amour avec une fille qui avait les palettes visibles.

Le train-train quotidien

Au début du film Signs de M. Night Shyamalan, l'agent Paski indique à Graham Hess que la meilleure façon de survivre au décès d'un proche est de s'occuper par le train-train des tâches quotidiennes.

Je crois que ce conseil vaut aussi pour survivre à l'absurdité générale de la vie.

Stan the Man

«M» n'aime pas le son du saxophone de Stan Getz: «Y'a trop de vent!». Yeah, whatever...